Suzanne, premier portrait de la Révolution des Ombres
Suzanne Verdier-Allut a trente ans, un mari estimé, des enfants aimés, une place reconnue dans la bonne société provinciale.
Elle vit dans une maison calme, à Uzès, au cœur d’une ville qui se croit prospère et solide.
Elle écrit des poèmes, lit Rousseau, fréquente les salons où l’on parle de raison, de liberté, de progrès.
Tout semble solide.
Elle tient son foyer avec application.
Elle lit, elle écrit, elle écoute.
On parle autour d’elle de progrès, de réformes, de raison.
On célèbre un siècle nouveau.
On croit que tout va s’améliorer.
Suzanne voudrait partager cette confiance.
Mais quelque chose résiste en elle.
Elle perçoit ce que les discours ne disent pas.
Une fatigue dans les regards.
Une dureté nouvelle dans les débats.
Une inquiétude sourde chez les plus humbles.
Elle entend la colère avant qu’elle ne crie.
Elle sent la fragilité derrière les certitudes.
Rien ne s’est encore effondré.
Les salons sont animés.
Les maisons sont éclairées.
Les enfants jouent.
Et pourtant Suzanne éprouve cette sensation étrange que beaucoup connaissent aujourd’hui :
Le sentiment que le monde change plus vite que les cœurs.
Sa mélancolie n’est pas un caprice.
C’est une vigilance.
Elle aime ce monde qu’elle voit se fissurer.
Elle ne cherche pas la rupture.
Elle pressent seulement qu’un temps s’achève.
Dans « La Révolution des Ombres », Suzanne est cette conscience silencieuse qui traverse les époques.
Une femme ordinaire, sensible, attentive.
Une femme qui comprend avant les autres que l’histoire ne bascule pas en un jour.
Elle commence dans les tremblements invisibles.
Comprendre comment une société brillante glisse vers la fracture. Voilà ce que raconte La Révolution des Ombres.
Et si nous étions toujours à la veille d’un basculement ?
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